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dimanche 17 septembre 2017

Messieurs les évêques, qu'il s'en aille

Non Messieurs les évêques, Faure a eu douze longues années pour remettre en place la Constitution qu'ils ont violée et culbutée en une seule nuit. Maintenant, il faut qu'il s'en aille.

Si quelque chose de bien pouvait venir de vous les évêques, il y a longtemps qu'on l'aurait vu. De vos nombreuses médiations aux accords perfides de San egidio consacrant le mariage putride entre la tyranie et le pseudo rejeton de Sylvanus, sans oublier vos présidoires de commissions aux noms kilommetriques, vous aviez prouvé à suffisance ce dont vous êtes capables.

Non, plus personne ne demande une quelconque réforme. Nous savons déja qui sera l'enculé dans  l'histoire. Ce dont il est question maintenant, c'est le départ pur et simple de celui qui n'a pas hésité à venir dans un bain de sang ou qui s'obstine à ne faire de concession tant qu'il n y aura pas un autre bain de sang. Nous savons tous que votre fond de commerce n'est autre que le sang. Pardonnez le mécréant que je suis. Mais je me permets de vous rappeler que notre sang à nous est humain et non divin. Et lorsque les balles sifflent et nous trucident, nous n'avons pas l'habileté de nous ressusciter trois jours après. Demandez à Anselme et à Douti...

De grâce, dîtes à votre fils de s'en aller. Nous vous promettons que vous aussi, vous en beneficierez. Une fois que les chômeurs parmi nous auront la chance d'être employés et que les salaires seront décents, les deniers de cultes, Messeigneurs s'en porteront aussi mieux. Pour l'amour de vous-mêmes, dites-lui de s'en aller.

#TogoDebout

"Il n y a ni blanc ni noir d'un coté. Seuls ceux qui vitriolisent le comprennent" .

Sosthene Houmey-Hakeh

samedi 16 septembre 2017

La truie qui faisait Compagnie avec la lionne

Monsieur Tchao Christophe, laissez-moi vous raconter l'histoire de la truie qui faisait la Compagnie de la lionne.

Un jour, deux animaux forts sympathiques à l'instar de la truie et de la lionne s'étaient donnés rendez-vous au  bord du fleuve pour profiter du beau temps et de la fraicheur de l'eau pour se rafraichir et pourquoi pas se raconter les derniers commerages du village.

A son arrivée, la truie s'est etonnée de voir que sa camarade la lionne etait dejà dans l'eau et y glissait telle une plume. Precipitamment, sans se donner la peine de demander à sa camarade l'intensité du Courant, notre truie toute pimpante se jetta dans le fleuve en direction de la lionne.

Le temps pour la lionne d'entrevoir notre truie et de lui crier gard, cette derniere s'est dejà vue prise dans les rapides courants et n'eût que le temps de se rappeler des conseils de sa maman qui, inquiète de la voir faire la Compagnie de la lionne lui disait "peu importe ta taille ou ta grosseur, tu restes une truie. Prends gardes lorsque tu t'approches des hautes herbes avec la lionne ou lorsque tu t'approches des eaux claires qui te laissent voir ton ombre. N'oublie jamais que la place d'une truie est d'être aux côtés du cochon dans les marecages et marigots et celle d'une lionne du côté du lion, roi de la forêt. Ne l'oublie jamais"

Monsieur Tchao Christophe, même si demain ce pays brulait, je touche du bois, nous ne serions jamais, au Grand jamais logés à la même enseigne. Il y'aura ceux qui l'auront brulés à cause de leur avidité et ceux qui éteindront le feux et le rebatiront. Le Togo tel un phoenix se relevera de ses cendres et enfin débarassés de ses fossoyeurs.

L'Eternel bénisse le Togo et en ecarte les mauvais esprits qui songent déja à le voir en flamme. Après vous, ce ne sera pas le déluge. Si Eyadema et Faure avec le Rpt/Unir ont pu conduire le Togo pendant 50 ans, il n y a aucun togolais qui ne puisse ne pas le faire.

#TogoDebout.

"Il n y a ni blanc, ni noir d'un coté. Seuls ceux qui vitriolisent le comprennent".

Sosthene Houmey-Hakeh

Monsieur le président Faure Gnassingbé, Farida n'est pas votre problème encore moins Tchikpi.

Monsieur le président Faure Gnassingbé, Farida n'est pas votre problème encore moins Tchikpi.

Votre problème Excellence, ce sont vos conseillers que vous payiez avec les milliards sortis de nos caisses sans contrôle, et qui vous font croire que couper internet est une stratégie intelligente et efficace en 2017, qui plus est avec des pseudos diplomées d'harvard.

Votre problème, c'est la bande d'incompétants, d'arrivistes que vous appeliez vous même "une minorité pilleuse" qui vous font croire que rouler dans une Maybach avec tout une armada d'escorte à chacun de vos déplacements alors que le citoyen peine a remplacer ses sandellettes trouées par les poses pieds de son Zémidjan ou les milliers d'aller-retour dans les usines Sazof qui lui octroient un salaire de miséreux, est une garantie suffisante de sécurité.

Monsieur le président, votre problème c'est vous et vous seul. Vous ne le savez peut être pas ces mêmes qui vous assurent de leur fidélité et foi indefectible, le moment venu détaleront sans regarder en arrière et s'il le faut vous livreront pour s'en sortir. Vous continuez par croire en la fidélité, en la loyauté de personnes qui peuvent trahir leur propre conviction et  tout un peuple pour un poste, un salaire, et bien vous déchanterez.

Monsieur le président disais-je, ni Farida, ni Tchikpi ne sont votre problème. En fait le Togo n'est rempli que de Farida ou de Tchikpi qui s'acceptent ou qui s'ignorent. Chaque femme qui n'arrive pas a nourrir correctement ses enfants est une Farida. Chaque homme qui n'arrive pas à apporter de quoi nourrir sa famille est un Tchikpi. Chaque togolaise qui ne peut conduire son enfant malade à l'hopital ou qui doit voir ses enfants mourir par défaut de soins appropriés est une Farida. Chaque togolais qui malgré ses efforts ne peut assurer une vie et une éducation decente à sa famille est une Tchikpi.

Excellence, chaque enfant de ce pays qui ne peut recevoir une éducation digne de ce nom parce que vous avez laissé notre systeme éducatif en décripitude, ou qui une fois sorti de ce cauchemard que sont nos universités ne peut que conduire une moto ou faire du manoeuvrage dans la zone franche, eh bien ce sont tous des Farida et des Tchikpi. Faites taire un et vous en trouverez des millions.
(11 Septembre 2017)

#TogoDebout

"Il n y a ni blanc ni noir d'un côté, seuls ceux qui vitriolisent le comprennent " .

Sosthene Houmey-Hakeh

Monsieur le président, nous n'oublierons plus...

Monsieur le président Faure Essozimna Gnassingbé

Monsieur le président. Vous avez malheureusement et une fois de plus choisi de laisser vaincre la voix du mal, la voix de la force aveugle, celle de la violence sur un peuple qui n'a pour tort que de vous exprimer ce qu'il ressent au plus profond de son être, au plus profond de son âme et c'est bien dommage.

L'histoire une fois de plus, vous a donné l'occasion et l'opportunité d'y re entrer ou simplement d'en sortir par la grande porte et avec honneur, dignité mais d'un revers de la main vous l'avez balayé.

Excellence, l'histoire, la vraie, pas celle formatée dans les livres, finit toujours par rattraper ce que l'ont croyait être un retard. La faim, l'oppression, la misère, et ses corollaires ne s'en vont pas parce qu'on le decrete. Un peuple dont le quotidien se décline en misère, en oppression devient un nid de tous les fléaux possibles et les germes de l'explosion finiront par éclore de façon impromptue et là, soyez en certain que vous en porterez le blâme.

Du sang a encore coulé, d'une manière ou d'une autre, et cette fois-ci, nous ne l'oublierons plus. Nos enfants en seront instruits et les enfants de nos enfants aussi. La mémoire collective de tout un peuple portera en echos ces évènements pour qu'ils servent de repères pour le futur.

Une géneration d'opprimés, de battus, de miséreux est en train de s'en aller dans le sang, dans la douleur, dans le desespoir. Mais vous savez Monsieur le président, celle (génération) qui germe est celle du possible, celle de l'espoir et surtout celle qui saura transformer le fil de la laine en cotton, le cotton en couverture, la couverture en habit et l'habit en or.

Excellence, vous avez gagné. Vos conseillers vous ont conduit vers la victoire. Seulement souvenez-vous que certaines victoires ont le gout amère de la défaite. Et même si la Fiesta du palais vous donne l'impression de l'assurance rappelez-vous de la demarche du caméléon qui bien que proche du sol s'assure à chaque pas de poser le pieds là ou il le faut.

Pour le reste, je vous laisse avec la Conscience universelle, le Grand Architecte ou même la Force mère  méditer en bon Apprenti ou Maître de l'Oeuvre accomplie dans l'atelier.

Un citoyen qui continue de croire...

"Il n y a ni blanc, ni noir d'un coté. Seuls ceux qui vitriolisent le comprendront"

(8 Septembre 2017)

 Sosthene Houmey-Hakeh. #TogoDebout

Lettre ouverte

Monsieur le président Faure Essozimna Gnassingbé.

Je me permets une fois encore, simple citoyen de prendre mon stylo pour coucher ces quelques lignes que j'ose croire par le biais de l'histoire voyagera jusqu'à vous.

Excellence Monsieur le president, on a coutume de dire que ce qui fait les grands hommes, c'est d'abord leur aptitude à prendre de la hauteur tout en restant avec la masse en vue d'apprehender ce que le commun ne voit pas et d'organiser avec prevoyance l'avenir pour le bien de tous. L'allegorie de la caverne platonicienne en est un exemple.

Monsieur le president, l'actualite de notre pays, le bien le plus precieux que nous avons en partage, l'or de l'humanite comme le dit notre hymne national nous inquiète et nous interpelle tous. De la plage de Lome au sommet de Dapaong, tous les enfants du Togo sont plongés dans une incertitude qui n'a de nom que la revision constitutionnelle, Constitution dont vous êtes le garant et qui vous donne une legalité en tant que premier citoyen. Je ne me permettrai pas de vous faire un cours sur l'importance de ce texte sachant que vous en êtes par essence le protecteur et le defenseur par excellence. Vous faire donc un cours sur ce sujet serait je le crois inopportun, pretentieux et denué de sens.

Excellence, notre pays est un et indivise. De quelque bord politique, religieux ou philosophique que nous soyons, nul n'est plus togolais que l'autre. Individuellement nous valons tous une voix qui vaut la peine d'être entendue, considérée et prise en compte.

Dans quelques heures, nous serons encore une fois de plus à la croisée de l'histoire. Le peuple ou du moins une partie du peuple à la tête duquel vous siegez descendra dans les rues, qui avec un drapelet, qui avec une pancarte, qui avec une chansonnette pour appeler a votre sens de la responsabilité pour initier les reformes constitutionnelles.

Sans pretention aucune, je peux imaginer toutes les manèges qui s'organisent çà et là autour de vous ces dernieres heures. Seulement, connaissant notre histoire commune et récente je crains que la tentation du facile, de la repression ne prenne le dessus et cela Excellence, ne peut et ne doit plus être une option.

Il y a deja assez de femmes qui vont au lit chaque soir sans leur mari tombé sous les balles d'un militaire. Il y a dejà assez de mère qui sont allées mettre en terre leurs enfants avec une poitrine trouée. Il y a énormement d'enfants qui ne pourront plus crier papa ou maman parce que les âmes fauchées par balles de ces derniers hantent nos ruelles. La Terre togolaise a assez bu du sang de ses propres fils et filles.

Monsieur le président, nous ne demandons ni le ciel ni les étoiles. Nous voulons juste pouvoir manger quand nous avons faim. Nous voulons pouvoir nous faire soigner quand nous allons mal. Nous voulons pouvoir étudier dans des classes en durs et avoir des enseignants heureux d'exercer leur metier. Aussi, voulons-nous pouvoir rêver et pourquoi pas aspirer à tenir les rennes du pouvoir.

L'histoire, Excellence, peut être cruelle et surprendre. Ne laissez pas les courtisans avides et insatiables vous conduire dans le mur. Vous avez encore et une fois de plus une belle occasion de rentrer dans l'histoire avec les honneurs contrairement a ce que les vautours du palais peuvent vous raconter mais vous, vous seul pouviez le faire.  Ne choisissez plus la facile option mais optez pour la voie de la raison et de la sagesse. 

Pour finir, Excellence Monsieur le president, regardez par vous même la germination des graines de la souffrance, de la privation. Elles montent en silence mais de façon certaine. Même si les chars arrivent une fois de plus à avoir raison de nous, vous ne pourriez plus arreter l'histoire qui est en marche.

Un citoyen qui continue de croire que le pire peut être encore évité.
(5 Septembre 2017)

"Il n y a ni blanc ni noir d'un coté seul ceux qui vitriolisent le comprendront"

Sosthène Houmey-Hakeh

vendredi 31 mars 2017

Vini vidi …

photo sosthene houmey
Je me suis souvent demandé si un jour je pourrai faire comme mon papa et décider de mourir en pleine vacance, privant mon fils des cotisations qu’il aurait pu avoir de la part de ses camarades de classe si jamais je décédais en pleine année scolaire. Comme cela, chaque fois qu’il se rappellerait de moi, il ne pourra ne pas pleurer. Allez-y savoir pourquoi j’ai pleuré le mien… Eh oui ; je suis tordu ! Vous êtes surpris ?
Mais reconnaissez tout de même qu’en me tordant, euh en étant tordu j’allais dire, plutôt écrire, je réussi tout de même à faire d’une pierre deux coups. Un, je serai mort, ce qui voudrait dire que j‘irai demander des comptes à mon père qui m’a fait le même coup, mais surtout et c’est là le deuxième coup, ma mort sera pleuré. Vous ne me comprenez toujours pas.
Avez-vous observez les funérailles dernièrement ?  Allez-y ! Faites un tour le vendredi ou le samedi nuit. Vous verrez que les morts ne sont plus pleurés comme avant. Déjà les cérémonies se sont délocalisées dans les églises ou temples. Qui dit veillée à l’église, dit absence d’appâtâmes. Qui dit absence d’appâtâmes, dit absence de groupe d’animation. Qui dit absence de groupe d’animation, dit absence de bouillie ou de kom la nuit de veillée. Vous ne savez pas ce qui est Kom ? Allez dans Google, il parait qu’il contient tout…
Je disais que plus personnes ne vient pleurer aux funérailles. Les familles ne choisissent plus de tissus et les faire-part. Ces fameux jolis cartons multicolores avec de jolies photos du défunt, qui soudain devient cravaté et tout beau que mon père collectionnait sur son bureau je me demande toujours à quelle fin, sont remplacées par des photocopies en blanc et noir.  Et comble de tout, le prêtre annonce ni gerbe ni couronne. Même les jolies filles à la demi-lune bien luisant et rebondissant sinon mouvant devant le cercueil avec les fleurs en mains disparaissent…
Bref les funérailles sont devenues fades alors il me faut être ingénieux si je veux me faire pleurer… il me faut être ingénieux si je veux reprendre service… Après tout, cela ne devrait pas être si compliqué que cela… le fils à papa est toujours là, assis sur son trône ; la vague bleu marine se faufile dans l’ombre et la grande Amérique semble retourner à ses racines… La masse reste la masse et de toute évidence les têtes bien faites ne sont plus légions…

Il n y a ni blanc, ni noir d’un côté, tout s’entremêle et seuls ceux qui vitriolisent le comprendront


samedi 27 avril 2013

QUE DIS-TU DE LA NUIT ? LA NUIT EST LONGUE…


Ce matin de bonne heure, bien avant les premiers chants du coq,
avant que le premier passant n’ait foulé la poussière de ces chemins qui se croisent, comme de coutume tous les 27 du mois d’avril, je me suis pointé au carrefour de mon quartier.
La nuit est...
Tenant à la main cette calebasse millénaire, que j’ai vu tenir mon père lors des grands évènements, qui m’a dit avoir vu son père la tenir tout comme le père de son père…
Je me suis mis à regarder cette farine de maïs d’un blanc innocent tapissant le fond de l’eau limpide que, j’allais verser en offrande à tous ceux dont les semelles ont martelé ce carrefour et dont, les pères nous ont permis à nous d’être là comme témoignage de leur sacrifice ultime ô combien majestueuse dans l’éternité…

Au moment où la première goutte toucha la terre et que les premières paroles ont frayé le chemin pour sortir de ma gorge, je me surpris transporté sur les hauteurs de Bankouri. Là, J’ai entendu une voix frêle, presque inaudible me demander : Que nous est-il arrivé ?
Je tournais mon regard et me suis demandé d’où venait cette voix ? Pourquoi moi ? Pourquoi cette voix presque inaudible m’est-elle parvenue ? Que peut-elle vouloir me demander par ce : Que nous est-il arrivé ?

C’est alors que j’aperçu au loin le reflet d’un être frêle qui présentait les attributs d’un jeune garçon. Un jeune garçon qui ne comprenait pas ce qu’il cherchait là, au royaume des ombres. Il se demandait comment il pouvait atterrir là. Les routes poussiéreuses de Namoundjoga à Galangachi sur lesquelles il avait l’habitude de marcher pour aller suivre un cours dispenser sous un apatam fait de feuilles de palmiers avec pour banc des pierres ramassées pouvait-elle l’envoyer de l’enfer au trépas…?
Son regard perçant, inquisiteur me glaça.
Devant ce spectacle,  je ne pu m’empêcher de verser des larmes…
Sitôt que la première goute toucha le sol je vis cette tache rouge sombre de sang de milliers de nos frères qui n’ont eu pour seul tort que d’avoir voulu mieux vivre sur la terre de nos aïeux.

-        Je surpris tous mes enseignants d’histoire en train de me raconter dans une cacophonie criarde la « pseudo histoire » de mon pays. Alors que Monsieur Abalovi soutenait mordicus que cette bande de terre fut libérée par les hommes à la « peau ni noire ni blanche », Mademoiselle Solim s’évertuait à dire que ces mulâtres, rejetons des femmes prostituées qui abandonnaient leur dignité aux blancs qui sillonnaient les côtes, étaient la cause de tous nos malheurs.

-        Je me revois chantonnant avec entrain la « Terre de nos aïeux » au cours primaire avant que je ne découvre au collège qu’il fallait plutôt « écarter les mauvais esprits qui gênent…».

-        Je revois ma mère diminuer puis, rationner nos repas quotidiens. Du petit déjeuner le matin au diner du soir en passant par le déjeuner et même le gouter, elle s’est vu contraint la mort à l’âme de n’offrir qu’un diner le soir, fait de pâte de maïs avec du gombo sec et, pour seul extra, l’odeur du poisson ranci gardé par salaison depuis des semaines dans un coin de la chambre à coucher servant à la fois de cuisine, de salon… Et pourtant, mon père est comme on le dit un fonctionnaire. Avec sa grille salariale datant de l’avant ma naissance, il a dû se résoudre à retourner dans cette maison familiale où, son papa forgeron lui a laissé une pièce pour femme et enfants.

-        Je commence par comprendre pourquoi, il faut s’asseoir à trois sur un banc conçu pour deux dans une classe de cent cinquante élèves. Pourquoi, l’enseignant ne connaissait ses élèves que lorsqu’ils viennent pendant les récréations solliciter son aide pour acheter de la bouillie du riz.

-        Comme si on enlevait des écailles sur mes rétines, je compris pourquoi malgré depuis un demi siècle, aucun de mes frères n’a jamais été, ne serait-ce que nominé pour le prix Nobel. Prenez par exemple Ankissi. A 15 ans il avait déjà décroché son baccalauréat avec mention mais, ne portant pas le bon nom, le nom qu’il fallait porter, on attribua sa bourse à son copain de quartier qui malgré ses cinq années passées en terminal, avait un papa qui connaissait celui qu’il faut connaitre…

-        Je revois la sœur d’Amelévi qui rendît l’âme dans cet hôpital qui reçu par euphémisme le surnom de « mouroir »,  faute de réactifs pour déceler son taux de glycémie anormalement élevé. On lui injecta un sérum glucosé alors qu’elle était diabétique…

-        Son mari le conducteur de taxi moto se noie comme la plupart de ses contemporains dans les verres de bières j’allais dire de sodabi ou de tchouk parce que hanté par le remord de n’avoir pas eu les moyens pour conduire sa femme se faire soigner dans les cliniques où il faut aller. Même si au finish on aboutissait au même résultat…

-        Leur unique enfant komlan est devenu un affilié des jeux de hasard, de dame et de boule à longueur de journée, puisque sa Maîtrise en gestion ne lui permet de faire que la littérature de la gestion. J’oubliais, il est devenu un contestataire de tout et même de rien…

-        Je revois l’image de ce néo-zélandais qui me parlait, des grands hôtels de chez moi des vestiges historiques disséminés dans les coins de la terre de mes aïeux, qu’il a eu le loisir de visiter l’année passé et moi comme un enfant étourdi je me mis à l’interroger sur ces choses que je ne connais que dans les livres…


C’est alors que je surpris mon regard, comme si cet enfant me transportait dans le temps, sur ce drapeau qui, arrivé au milieu du mât ce 27 du mois d’avril de l’année 1960, refusa de monter…
Tenant toujours ma calebasse avec son contenu, je m’entendis murmurer, comme pour répondre en échos à cette interrogations: « sentinelle que dis-tu de la nuit ? »
La nuit est longue………………………

Il n y a ni blanc, ni noir d’un coté, tout s’entremêle et seuls ceux qui vitriolisent le comprendront

samedi 30 juin 2012

Du TOGO ou RUMPELSTILZSCHEN

Il y a 14 jours exactement alors que je venais à peine d’ouvrir ma page Facebook, un ami que j’avais perdu de vue depuis des lurettes me demanda ce que je pensais des évènements de ces derniers jours. N’ayant pas réussi à me forger une opinion assez précise, assez juste, je lui ai répondu : « t’inquiète je te répondrais ».
Où aller ?
Sous ma douche ce matin, un seul mot, un seul nom me vint à l’esprit quand j’y pense : « RUMPELSTILZSCHEN ». Bien malin qui d’un coup aurait réussi à lire d’un trait ce prénom sorti des lointains souvenirs des contes de Grimm.
RUMPELSTILZSCHEN, ou le nom d’un petit bonhomme qui savait changer la paille en or en la filant,
RUMPELSTILZSCHEN, ou le nom qu’une jolie reine devrait découvrir si elle ne voulait pas voir le petit bonhomme repartir avec son enfant.
RUMPELSTILZSCHEN, ou le nom que la reine entendit devant la maisonnette du petit bonhomme qui dansait à cloche pied.
RUMPELSTILZSCHEN, ou le nom qui permis à la reine de rencontrer son destin comme l’aurait dit Paulho Coelho, dans l’Alchimiste.
RUMPELSTILZSCHEN, un nom qui n’en est pas un, un nom inexprimable, contraire à la raison d’être d’un nom.
RUMPELSTILZSCHEN, ou un nom qui trouble par sa résonnance
RUMPELSTILZSCHEN, ou le Togo.
Quel autre mot que celui la pour traduire l’imbroglio, le désordre qui règne dans la cité togolaise…
Quel mot, autre que RUMPELSTILZSCHEN pour rendre compte de la situation indescriptible, sans nom où mieux non dicible que traverse le Togo ces temps ci…

Si j’étais quelqu’un, quelqu’un qui avait un nom autre que le mien, peut-être RUMPELSTILZSCHEN j’aurais écrit ce qui suit...




RUMPELSTILZSCHEN                                                                                
                                                                                                     A Monsieur le président

Objet : Rumpelstilzschen…

Monsieur le président

Permettez, Monsieur le président, que je saute les formules de politesse pour en venir directement aux motifs qui sous-tendent la présente lettre. Vous êtes un homme assez pressé presque toujours entre deux avions alors, je ne vous perdrez pas le temps. Ils sont simples les raisons qui motivent ma lettre. Elles s’énoncent comme-suit :

v  Quand dans un pays, les étudiants sont parqués dans des bus – aujourd’hui climatisés, je vous en remercie –  comme de la sardinelle sans cervelle dans une boite de conserve et qu’au même moment, des jeunes filles, la vingtaine, « sans permis », à peine bachelières où esthéticiennes dans le meilleur des cas, roulent dans des 4.4 et vous klaxonnent sur votre motocyclette achetée par crédit FUCEC alors que le feu vire au rouge, vous invectivant et menaçant parce que pouvant appeler quelqu’un dont le nom est aussi imprononçable comme RUMPELSTILZSCHEN sauf si l’on a assez de couille comme ce dernier – ce que nous n’avons pas –  il ne faut pas être surpris, que les gens s’en prennent aux feux tricolores lorsqu’ils se révoltent. Après tout, si les feux ne sont plus là, ils se sentiront moins frustrés et ces jeunes chanceuses de la république du fait de leur cuisse rumpelstilzschenienne, n’auront plus, pour la fierté de qui nous pouvons imaginer sans toutefois pouvoir prononcer le nom, à étaler leur méconnaissance des règles élémentaires du code routier. En fait, cela ne devrait pas nous déplaire…

v  Quand dans un pays, on préfère investir dans les matraques, gaz lacrymogènes et autres instruments répressifs, et qu’au même moment le prof d’ECM se demande quoi enseigner à ses élèves parce qu’il n a pas de support didactique, doit-on se plaindre que des manifestants cassent et pillent les biens publics et privés ? Et puis honnêtement, faudrait que les gaz si chèrement acquis servent à quelque chose sinon, ce serait de l’argent public mal dépensé. Ne pensez-vous pas ?

v  Peut-être que vous l’ignorez, je vous le concède vue que l’ignorance est humaine et qu’il y en a qui sont plus habitués à se soigner à Paris, à Rome… Je n’oserai pas croire que vous êtes de ceux-là, vue tous les efforts que vous faites, je pense notamment à l’assurance maladie des fonctionnaires d’état dont vous êtes le tout premier qui, permet à tout fonctionnaire de l’état dont vous-même de bénéficier des soins de qualités et à moindre couts dans nos hôpitaux. Au CHU, nous autres, la plèbe, n’avons même pas droit à un paracétamol…
Aussi, faudrait peut-être que je vous le dise, avec nos revenus, nous sommes bien contraints de nous approvisionner en essence frelaté pour nos vélomoteurs. Les motos contrairement au jet privés peuvent rouler avec de l’essence frelaté. Si vous pouviez demander à nos chers policiers de laisser les désœuvrés faire le commerce de l’essence de contrebande, non seulement cela nous arrangerait mais, cela désengorgerait les prisons que vous essayez par magnanimité de rendre vivable. Un vendeur d’essence frelaté, c’est un bandit en moins, c’est un criminel en moins, c’est un lanceur potentiel de caillou en moins. Avec les loteries, les taxi-motos, les cabines téléphoniques, la vente de ferrailles, le commerce de l’essence frelaté, faut avouer que les débouchés deviennent nombreux pour tous ces feignants diplômés qui piaillent qu’il n y a rien à faire et vont gonfler les chiffres de l’agence de l’emploi…

v Je ne parlerais ni du port, ni des phosphates, ni du clinker, ni du pétrole qu’on prospecte actuellement vous savez mieux que moi ce qu’on raconte en ville à ce propos...

v Et puis, soyons franc Monsieur le président, dites-moi : sommes-nous dans un pays en crise où y a-t-il quelque chose à craindre ? sinon quelles explications donnerai-je à ce tartempion de mécanicien qui inlassablement m’interroge sur le sens de tout cet arsenal militaire déployé sur les routes lorsque vous, le premier de tous, vous vous déplacez… que craignez-vous à ce point ? dites le nous une fois pour toute. Le gros à ce qu’on sache est devenu inoffensif ou bien ?
v Ne sommes-nous pas dans un pays pas normal, si la vieille dame qui vend son kouklui au bord de notre route dit à son enfant d’à peine 10 ans une réflexion qui semble sortir d’une lettre de voltaire à Thiériot le 27 octobre 1736 qui parlait de la vertu républicaine: « le mensonge n’est un vice que quand il fait du mal ; c’est une très grande vertu, quand il fait du bien. Soyez donc plus vertueux que jamais, il faut mentir comme diable, non pas pour un temps, mais hardiment et toujours. Qu’importe à ce malin de public qu’il sache qui il doit punir (…) qu’il la siffle si cela ne vaut rien, mais que l’auteur soit ignoré » ?

Pour finir, tout comme cette vieille, par souci républicaine de vertu, je vous en conjure au nom de la république Monsieur le président, mentez. Mentez à vous-même si bon vous semble qu’une nouvelle vision impose un changement de nom tout en prenant les mêmes pour recommencer la même partie que vous dites avoir terminé. Mentez à vous-même et à la soi-disant communauté internationale que des réformes institutionnelles et constitutionnelles sont entreprises si après tout, il faut aller à une élection à un tour sans limitation de mandat. Mentez sans rougir que toutes les conditions seront réunies pour le dépouillement si après tout, les satellites tomberont spécialement en panne lorsqu’elles seront sollicitées pour transmettre les résultats au siège de la commission électorale. Mentez à vous-même et à vos chers collaborateurs de toute façon, le peuple n’y verra que du feu j’allais dire n’entendra que RUMPELSTILZSCHEN…





RUMPELSTILZSCHEN       
                                                                         
                                                                          A Messieurs de l’opposition et de la société civile

Objet : Rumpelstilzschen…

      Messieurs de l’opposition et de la société civile

Ces derniers temps, il nous est difficile de savoir qui est qui, qui fait quoi comme le dirait un ivoirien. Souffrez donc je vous prie que je vous confonde. D’ailleurs vous semblez vous en accommoder ou je me trompe ? Si j’ai omis une formule de politesse en m’adressant au chef de l’état, vous ne vous attendiez pas à plus j’ose croire ; auquel cas, vous risquez d’attendre encore longtemps. De toute façon vous êtes des habitués à l’attente. Attente pour être élu on ne sait quand, attente pour être surpris au dernier moment, attente pour tout et tout…

v Il y a un temps pour se chercher, un temps pour se trouver, un temps pour réfléchir, un temps pour agir. Et s’il faut passer toute sa vie à se chercher, à réfléchir sans jamais se trouver, on doit au moins accepter de temps en temps que ceux qui se sont trouvés, ou du moins qui le prétendent tiennent le haut du pavé…..
Depuis bientôt 50 ans vous avez fait marché les togolais et pour quoi ?
Depuis bientôt un demi-siècle vous avez organisé des sitting pour quel résultat ?
Depuis bientôt deux générations, vous avez jeté des jeunes dans les rues et qu’ont-ils obtenu ?
Quand on a échoué, il faut savoir l’accepter et faire une rétrospective pour voir ce qui n’a pas marché. C’est en cela qu’on reconnait les hommes réfléchis, les hommes avisés, ceux qui s’inscrivent durablement dans l’histoire en y entrant par la grande porte sans jamais en sortir par une plus petite, j’allais dire : les Grands Hommes …

v Bien qu’inculte en politique, je crois savoir qu’un parti politique a pour ambition la conquête et l’exercice du pouvoir, si après 50 ans un seul parti parmi la pléthore qui existe a pu tenir tous les autres en laisse, il faut se dire qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Oui on me dira ils ont tout en leur possession. Et puis après ? Il est temps que messieurs les « opposants » puisque ce nom semble plus vous plaire que celui de gouvernants, que vous compreniez, et admettiez que vous avez échoué, échoué sur toute la ligne, échoué lamentablement. Vous n’êtes même pas admissible. parce que votre méthode n’a pas tenu la route, ne tient pas la route mais vous êtes incapable de l’admettre et de la corriger voire la changer. Patrice Emery Lumumba disait et cela tardivement qu’il était venu un quart de siècle plus tôt, car le peuple qu’il voulait diriger n’était pas prêt pour la vision qu’il lui imposait. Entre un peuple et ses élites, il ne doit y avoir d’écart qu’au moment de la réflexion. Quand il faut agir, il faut parler au peuple son langage. Ce qui suppose que l’on ait soi-même compris le langage que parle le « prétendu » peuple dont on est « prétendu » élite. Durant un demi siècle, vous aviez voulu changer les choses, révolutionner la marche suivie… mais vous êtes-vous ne serait-ce qu’une seule fois demandé si le peuple était prêt pour une révolution ? Ou vous êtes-vous limité à vos cours de droit, de sociologie, de philosophie marxiste en ne cherchant qu’à transposer vos livres, que vous n’aviez peut-être pas bien lus, dans l’espace publique ? Sinon, comment comprendre que vous ne cessiez de demander à un peuple qui a toujours des choses à perdre de faire une révolution ? Ne fait de révolution que qui n’a rien à perdre. Relisez  Zola, Karl-Marx, revisitez vos cours d’histoire et analysez toutes les grandes révolutions, vous le comprendrez peut-être. Le togolais quoiqu’on en dise a de petites avantages à perdre. Vous savez mieux que moi que dans ce pays on peut toujours dans le pire des cas faire appel à un oncle, un ami haut placé pour survivre. Alors pourquoi risquer sa vie si on peut toujours la préserver ? Vous savez que notre culture nous apprend à préférer une vie malheureuse à la souffrance – agbé bada nyo wu ku – alors comment espérez vous rallier dans une telle structure à une cause révolutionnaire ?

v Revenons aux évènements de ces derniers jours si vous le voulez bien. Vous aviez demandé aux gens de manifester pour un code électoral qui concerne les élections législatives ? Soyons sérieux! Depuis 5 ans vous en aviez eu au moins 4 si je ne me trompe, qu’ont-ils fait à part voter contre ou boycotter les séances sans toutefois refuser les indemnités qu’on leur accordait ? A part avoir une écharpe autour de leur torse, avoir des bons d’essences pour des voitures de services, Diantre qu’ont-ils fait qui mérite qu’on se fasse tabasser pour leur réélection hypothétique ? Oui vous direz ils n’étaient pas majoritaire donc tout ce qu’ils proposeraient seraient bloqués. Dans ce cas, je vous conseillerais une chose : prenez une pause de 5 ans, observez les 3 élus du Front National ou les 2 du MODEM  de la France et vous comprendriez peut être cette fois-ci, que même un seul parlementaire est une voix qui compte ne serait-ce que pour l’histoire. Je l’avais dit tantôt, quand on n’arrive pas à se trouver, il faut céder sa place.
N’organise de manifestation que qui s’organise. Au cas contraire, il ne faut pas être surpris qu’un ex premier ministre escalade les murs. De toutes les façons, il y a un temps pour faire escalader les murs par d’autres, il y a un temps pour l’escalader soi-même. Suivez mon regard…
Quand on mobilise pour montrer sa popularité, pour la démontrer ou simplement la tester, on n’empêche ni n’oblige personne à venir gonfler ses rangs. On laisse ceux qui veulent, venir. Ainsi, on voit clairement qui on mobilise, et quel travail il faut abattre pour mobiliser, rassembler plus de gens une prochaine fois. Sinon, il n y aura de révolte qu’à Bè, Kpota, Dékon et peut être Kodjoviakopé. La place Tahrir au Caire, ne s’est pas remplie par un ou deux quartiers…
D’ailleurs, pensez-vous que les gens à Bè, Kpota, Akodessewa et ses alentours vous sont tous acquis parce que n’étant pas sortis ou parce qu’il y a eu plus de grabuges dans ces coins de Lomé ? Je vous explique, les gens avaient peur de sortir dans ces quartiers, de vaquer à leurs occupations comme l’ont fait ceux de Super Tako à GTA sans oublier ceux de Nyékonakpoè à Adidogomé, de Baguida à Avepozo. Ils avaient peur dis-je de vaquer à leur occupations parce qu’ils se seraient fait raquetter par des jeunes incontrôlés, qui se sont donnés pour mission de barricader les routes et de menacer voire de brimer ceux qui ne pensaient pas comme eux. Ils avaient peur d’être pris par des policiers zélés pour ramasser les débris, détritus et autres cailloux ayant servi à barricader les routes.

v  Ce qui est encore plus sidérant, c’est cette incapacité notoire à vous UNIR parce que soi-disant vous avez des idéaux, doctrines différentes. A croire qu’au Togo on a une Droite, une Gauche, une extrême droite ou gauche, des libéraux, des centristes etc. Des ramassis de conneries… la seule doctrine que tous vous avez et même le plus cancre des togolais le dira, c’est le changement et l’alternative. D’ailleurs, durant vos campagnes, vos promesses ne diffèrent que parce que certains disent manger le maïs avec la sauce deku, les autres l’écraseront avec leur cornes, d’autres le bruleront par le feu des évangiles, d’autre le bouterons comme un ballon… Ce qui revient au même. Que le maïs parte. J’allais dire que UNIR désunisse… si vous avez un même fond de commerce pourquoi ne pas faire front ? Dans l’histoire, il est arrivé des moments où des individus poursuivant les mêmes causes qu’ils estimaient plus grandes qu’eux, ont du simplement tiré au sort : qui mènerait la lutte, qui le supplierait etc. Mon peuple aspire au changement mais, vous vous comportez comme ce petit bonhomme vaniteux qui croit avoir la science infuse et qui se fait rattraper par sa propre turpitude. RUMPELSTILZSCHEN… imaginez un seul instant le pouvoir que vous aurez si vous parliez d’une seule voix, si vous mettez ensemble vos ressources… vous aurez des représentants dans chaque bureau de vote, vous aurez de quoi les nourrir le jour des élections, vous serez simplement fort.

Mais hélas, ce qui vous intéresse c’est vous ou personne. Vous n’avez rien à abattre des souffrances de la vielle du grand marché, rien à foutre des souffrances du conducteur de zémidzan. Rien à cirer du pauvre étudiant qui ne trouve même pas 100 francs pour payer son ticket de bus, rien à cirer de ces jeunes gens qui décèdent par faute de scanner en panne. Après tout vous n’êtes pas encore élus. Et si vous ne pouvez plus l’être vous irez négocier votre place. Mon peuple aspire au changement pas à des farces et pour cela il faut des gens vertueux. La vertu dans une République écrivait Montesquieu dans De l’esprit des lois, « c’est l’amour de la Patrie ». Cette Patrie que d’autres nous ont léguée par sacrifice ultime, sacrifice de leur vie, de leur Moi et qui les a grandis et les conservera dans nos esprits à jamais…
Ne vous trompez pas de combat, vous en répondrez devant l’histoire !
Le Togo est au dessus de nous tous, devant ce petit rectangle, nous ne sommes rien. 
Nous ne valons que parce qu’il existe lui, le TOGO.
RUMPELSTILZSCHEN…


Il n y a ni blanc, ni noir d’un coté, tout s’entremêle et seuls ceux qui vitriolisent le comprendront

A bientôt.